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Buckingham Nicks : « Never Going Back » (1975)

August 29, 2025


Qualité sonore aléatoire, pochette et livret un peu cheap, voici le genre de compilation sur laquelle on ne se serait pas forcément arrêtés en temps normal. Seulement voilà, il y a ce nom sur la pochette : Buckingham Nicks qui forcément attire notre attention ! Attendu la rareté de leur album éponyme original, d’un coup d’un seul, le rogaton de disque devient un document à la rareté exceptionnelle. Mais revenons un peu en arrière. Après avoir galéré dans différents groupes tombés dans les oubliettes de l’histoire (quelqu’un se souvient-il de Fritz?) le duo formé de Stevie Nicks et Lindsay Buckingham décroche un contrat avec la maison de disques Polydor. L’album, Buckingham Nicks sort le 5 septembre 1973 et ne fait pas florès, un flop à vrai dire, sauf en Alabama où le groupe écoule 10 000 exemplaires en une semaine. S’en suit une tournée dans ledit état et ce concert enregistré pour la radio en janvier 1975. Oublions un instant la qualité sonore et le son qui bave un peu, typique d’un enregistrement sur cassette audio. Car il s’agît en vérité d’un véritable trésor ! Buckingham Nicks la quintessence du son pop rock FM, au sens digne du terme, c’est la Californie des années 1970 qui déboule directement des enceintes : palmiers géants, couchés de soleil, skateboard et patins à roulettes ! Un mélange essentiellement cool ou pop et rock fusionnent, cavalcades de guitares (la fantastique « Heartbreaker (circles in time) ») et chant/vocalises sublimes de Stevie Nicks. On retrouve bien évidemment les tubes de l’album : « Lola (my love »), « Races are run » et autres « Long Distance Winner » mais aussi quelques titres prévus pour un deuxième album qui ne verra jamais le jour mais que le duo recyclera chez Fleetwood Mac, deuxième mouture, qu’ils rejoindront par la suite (« Monday Morning », « Rhiannon », « Never going back again »). Quant à l’album original de Buckingham Nicks, ce dernier prends la poussière depuis 50 ans et, en dépit de son statut d’album culte, n’a jamais bénéficié d’une réédition en CD. Aujourd’hui il faut débourser près de 100 euros voire au-delà sur certains sites spécialisés pour en acquérir un pressage d’époque (50 € pour une cassette audio). A moins que vous ayez la chance, en vous baladant le long des étals d’un disquaire, de tomber sur cette compilation.

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